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26/03/2021

Mali: polémique autour d?une frappe de la force Barkhane vers Talataye

Selon des élus locaux, six jeunes maliens ont été tués, jeudi 25 mars, dans le nord-est du pays lors d?une frappe décrite par la force française Barkhane comme visant des jihadistes. Les notables locaux parlent de jeunes chasseurs tués alors quils traquaient du gibier. Ils demandent l?ouverture d?une enquête et que les responsabilités soient établies. [&]
26/03/2021

«Révolution» de mars 1991 au Mali: quand le pays basculait dans le multipartisme

26 mars 1991-26 mars 2021. Cela fait trente ans qu?une insurrection populaire a balayé le régime du général Moussa Traoré. Trois décennies après, à Bamako, les avis sont plutôt partagés sur le bilan de ce changement qui a débouché sur le multipartisme. Comme Djiguiba Kéita du Parti pour la renaissance nationale (Parena), ils sont nombreux [&]
26/03/2021

Mali : l?armée française accusée d?avoir tué 6 chasseurs

Djihadistes selon Barkhane, chasseurs selon des locaux. Les versions se contredisent dans la frappe de Talataye. Six jeunes ont été tués jeudi dans le nord-est du Mali dans une frappe, décrite par la force française Barkhane comme visant des djihadistes alors que des notables locaux parlent de simples chasseurs tués alors quils traquaient le gibier. Six jeunes de Talataye, située entre Gao et Ménaka, [&]
26/03/2021

Le Mali valide sa politique nationale des enseignants avec l?appui de l?UNESCO !

Le ministère de l?Éducation nationale a organisé ce 24 mars 2021, l?atelier de validation technique de la politique nationale des enseignants du Mali avec l?appui technique et financier de l?UNESCO à travers son projet CapED. Sous la présidence de M. Kinane AG GADEDA, Secrétaire général du ministère de l?Éducation nationale, et de M. Edmond MOUKALA, [&]
26/03/2021

Mali : Université de Kabala : une salle multifonctionnelle et un centre commercial au bénéfice des étudiants

La cafétéria du campus universitaire de Kabala a abrité, jeudi 25 mars 2021, la cérémonie d?inauguration d?une salle multifonctionnelle, d?un centre commercial à la Cité universitaire de Kabala. Cette cérémonie était présidée par le ministre de l?Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Amadou Kéïta.  «?Il est important qu?après des efforts académiques intenses, les étudiants puissent trouver [&]
26/03/2021

Mali : LES BRAVES MAGNIFIÉS PAR LE BAROMÈTRE

CÉRÉMONIE DE REMISE DE DISTINCTIONS   LES BRAVES MAGNIFIÉS PAR LE BAROMÈTRE   Ce vendredi 26 mars 2021, lhôtel Radisson Collection a abrité une cérémonie de remise de distinction organisée par le Forum des Jeunes Entrepreneurs à travers le Baromètre pour magnifier un spécial 8 mars dédié aux braves dames illustrées dans leur domaine dactivité. [&]
26/03/2021

Tchad : le PAPJS appelle à l'alternance au sommet de l'État






Le président national du Parti africain pour la paix et la justice sociale (PAPJS), Néatobeye Bidi Valentin, a appelé jeudi, au cours d'une conférence de presse, les tchadiens à "participer activement à des manifestations pacifiques qui sont programmées pour exiger le départ de Idriss Deby Itn...






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26/03/2021

Élections au Tchad : en meeting à l'Est, Pahimi Padacké Albert promet le changement






Le président du parti RNDT Le Réveil, Pahimi Padacké Albert, a tenu jeudi un meeting à la Place de l?indépendance d?Abéché, en présence d?un nombre important de militants et sympathisants. Le déplacement au Ouaddaï du candidat à la présidentielle a été honoré par des cavaliers sortis massivemen...






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26/03/2021

Tchad : deux magistrats installés dans leurs nouvelles fonctions à Guereda






Une cérémonie d'installation du substitut du procureur de la République et d'un juge au siège a eu lieu le 25 mars au Tribunal de grande instance (TGI) de Guereda, dans le département de Dar Tama, province de Wadi Fira.

C'est le président du TGI de Guereda, Attayib Issa Alhabo, qu...






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26/03/2021

Tchad : deux magistrats ont pris fonction au Tribunal de Pala






La cérémonie d'installation de deux juges s'est déroulée jeudi au Palais de justice de Pala, en présence du gouverneur de la province du Mayo Kebbi Ouest, Hassan Saline, et de quelques responsables administratives, civils et sécuritaires.

Les deux magistrats sont respectivement : le jug...






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26/03/2021

Tchad : le candidat du RNDT Le Réveil accueilli à Goz Beida






Le président du parti RNDT Le Réveil, Pahimi Padacké Albert, a été accueilli chaleureusement ce vendredi à l?entrée de la Goz Beida par ses militants qui étaient au rendez-vous pour honorer leur candidat. Un meeting est prévu dans le chef-lieu de la province de Sila.

Pahimi Padack...






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26/03/2021

Tchad : installation du nouveau préfet de département du Guéra






Le secrétaire général de la province du Guéra, Djerambeté Dingamyo, a présidé ce 26 mars la cérémonie de passation de service entre les préfets du département du Guéra entrant, Mahamat Brahim Abdramane et sortant, Annadif Mahamat Abakar, en présence des autorités administratives militaires e...






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26/03/2021

Tchad : le ministère de la sécurité interdit les marches non autorisées jusqu'à nouvel ordre






Le ministre de la Sécurité publique et de l'Immigration, Souleyman Abakar Adoum, a signé le 26 mars 2021 un arrêté portant interdiction de manifestation.

Toutes les marches et manifestations, quelles soient leurs dénominations, n'ayant pas eu un accord préalable et qu...






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26/03/2021

Tchad : la Police nationale met en garde contre l'incitation à la violence






Le porte-parole de la police nationale, le commissaire Paul Manga, a fait un point de presse vendredi pour mettre en garde les responsables des partis politiques, organisations de défense des droits de l'Homme et société civile qui incitent à la violence lors des différentes marches non autorisées...






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26/03/2021

Tchad : en meeting au Wadi Fira, Pahimi Padacké s'engage à améliorer les conditions de vie






Le candidat du RNDT Le Réveil pour la présidentielle d'avril 2021, Pahimi Padacké Albert, a animé le 25 mars un meeting à Biltine, dans la province du Wadi Fira.

Le discours d'ouverture de Oumar Taboye, coordonnateur provincial du parti au Wadi Fira, a été suivi de la déclaratio...






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26/03/2021

Tchad : Un atelier sur les risques professionnels au travail, organisé par la CNPS au CEFOD, du 18 au 19 mars 2021


Mettre au même niveau d?information les responsables des ressources humaines et les médecins d?entreprises dans la gestion et le traitement des dossiers d?accidents du travail et maladies professionnelles : c?est l?objectif assigné à l?atelier organisé au CEFOD du 18 au 19 mars 2021 par la Caiss...



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26/03/2021

Tchad : le candidat Idriss Deby a retiré sa carte d'électeur






Le candidat du consensus Idriss Deby et son épouse Hinda Deby ont retiré vendredi leur carte d'électeur à N'Djamena, à deux semaines du 1er tour de l'élection présidentielle.

Idriss Deby a invité les électeurs à faire le même geste. "Nous devons avoir la pleine conscience de l...






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26/03/2021

Lac Tchad : l'ASYDESEC lance une réflexion axée sur la lutte contre l'extrémisme violent






L'association Yedena pour le développement économique, social, environnemental et culturel (ASYDESEC) a lancé le 25 mars un atelier de réflexion sur la question transfrontalière entre le Tchad, le Niger et le Cameroun. L'évènement est placé sous le thème : "consolidation etpérennisation de...






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26/03/2021

Tchad : Le "Cheval Gagnant" (bureau de soutien au MPS), lance officiellement ses activités


Il s'est tenu ce 25 mars 2021, au palais du 15 janvier, une cérémonie d'installation des membres du bureau de soutien au MPS, "CHEVAL GAGNANT" ainsi que le lancement officiel de ses activités.



Il s'est tenu ce 25 mars 2021, au palais du 15 janvier, une cérémoni...






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26/03/2021

Tchad - Covid-19 : 15 nouveau cas, 14 guéris, 228 malades sous traitement






La situation épidémiologique de la maladie à coronavirus de ce vendredi 26 mars 2021 se présente comme suit :

- 240 échantillons analyses :
- 15 cas confirmés,
- 09 à Ndjamena, 03 Moyen Chari, 01 au Mandoul, 01 au Logone Occidental, 01 à Hadjer Lamis
- 1...






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26/03/2021

Union Africaine : Le Directeur de cabinet de Moussa Faki Mahamat a présenté sa démission ce vendredi


Le diplomate malien et ancien ministre des affaires étrangères, Abdoulaye Diop a annoncé sur sa page Twitter, ce vendredi 26 mars, avoir démissionné de son poste de directeur de cabinet du Président de la commission de l'Union Africaine, M. Moussa Faki Mahamat.



Le diplomate malien et ancie...






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26/03/2021

Élections au Tchad : l?UTPC lance sa campagne au Logone Occidental






Le parti Union des travailleurs progressistes pour la cohésion (UTPC) a lancé officiellement ce 26 mars à Moundou, dans la province du Logone Occidental, la campagne présidentielle pour le compte de son parti. Ce sont des militants venus de plusieurs localité de la province, fortement mobilisés e...






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25/03/2021

Niger: 11 persone uccise in tre attacchi al confine con Mali

Area di frequenti raid jihadisti, oltre 300 morti da inizio anno
25/03/2021

Libia: Di Maio, si ritirino mercenari e forze straniere

'Riaprire strada Sirte-Misurata in applicazione cessate fuoco'
25/03/2021

Somalia photography: 'I want it to be normal for women to take photos'

A photography exhibition in Somalia by two women challenges the way the country is seen.
25/03/2021

In pictures: Efforts to dislodge huge ship from Egypt's Suez Canal

Tugboats and diggers are trying to get a container ship stuck in the Suez Canal moving again.
25/03/2021

Libia, l?omicidio di Werfalli il macellaio di Bengasi «Era diventato un problema per Haftar»

Un alto ufficiale vicino al Generale svela perché è stato ucciso il braccio armato dell?uomo forte della Cirenaica. La Corte dell?Aja aveva emesso due mandati su di lui per crimini di guerra
25/03/2021

Natur?Art : L?art vecteur de changement


Promouvoir la femme et la beauté africaine et sauvegarder les attributs naturels de cette beauté, c?est l?objectif de Natur?Art, un projet de sensibilisation pour convaincre les femmes de renoncer à se dépigmenter la peau et à se défriser les cheveux.
Un projet ambitieux et « un sujet sensible », reconnaît Awa Bagayoko, artiste comédienne et porteuse du projet. C?est pourquoi elle a choisi de cibler prioritairement la jeune fille, souvent influencée par des stéréotypes de beauté qui font de la femme  « de teint clair » l?idéal. Il faut donc bannir de l?esprit des jeunes filles, qui ignorent souvent les dangers qu?elles courent, cette « idéologie », car « la beauté est plurielle, mais naturelle », ajoute Awa Bagayoko. S?il était marginal il y a quelques décennies, le phénomène de la dépigmentation a pris tellement d?ampleur dans notre société qu?il n?épargne plus aucune couche sociale. Intellectuelle ou non instruite, environ une femme sur quatre, soit 25% de la population féminine, s?adonne à cette pratique. Une habitude dangereuse, qui porte atteinte au pouvoir économique et à la santé des femmes. Elles sont par ailleurs concernées par plusieurs types de cancers, dont certains favorisés par la dépigmentation.
Responsabilités partagées ?
Souvent accusés d?avoir un regard plus admiratif pour les femmes de teint clair, les hommes sont-ils responsables de cette tendance fâcheuse ? « Il y a ce fardeau qui fait que les femmes sont influencées. Mais généralement les hommes disent on aime les femmes claires mais pas dépigmentées », justifie Lévi Togo, Président de l?association Anw Ka blon et initiateur du projet. C?est aux femmes de comprendre qu?il faut s?assumer et s?accepter, poursuit-il. « Même si les conséquences sont nombreuses et peuvent toucher les hommes, ce sont les femmes les premières concernées ». Le phénomène est complexe, parce que ce sont souvent des « femmes claires » qui sont attirées par la dépigmentation. Un paradoxe qui pourrait s?expliquer par le fait qu?elles ne « mesurent pas les dangers », estime Samba Diakité, administrateur du projet, mais aussi par l?influence négative qu?exercent les femmes entre elles, selon lui.
Malgré l?ampleur du phénomène, il est encore temps d?attirer l?attention des jeunes générations, grâce à des messages de sensibilisation véhiculés à travers l?art. Photographies, peintures, sketches, panels de discussions, caravane et concert, Natur?Art se déroulera du 26 au 27 mars 2021 au Mémorial Modibo Keïta et fera appel à des personnalités, spécialistes de la santé et personnes ressources du monde de la culture.
Fatoumata Maguiraga
Cet article Natur?Art : L?art vecteur de changement est apparu en premier sur Journal du Mali.
25/03/2021

Mali ? Modibo Sidibé: « Je ne me soustrairai à aucune responsabilité »


Le Président des Forces alternatives pour le renouveau et l?émergence (Fare An Ka Wuli), l?ancien Premier ministre Modibo Sidibé, l?une des figures de proue du M5-RFP et l?un des potentiels futurs candidats à la course pour Koulouba en 2022, a accepté de répondre aux questions de Journal du Mali. Transition, présidentielle, rapports avec le M5,  vie de son parti, refondation du Mali, dialogue avec les djihadistes, il aborde dans ce long entretien, sans détours, des questions essentielles de l?actualité sociopolitique.
Vous avez participé activement, au M5-RFP, à la chute du régime de l?ex Président IBK. Aujourd?hui, est-ce que la transition va dans le sens du changement et de la refondation du Mali auxquels vous aspiriez ?
Il y a eu des difficultés dès le début, parce que nous n?avions pas la même compréhension. Et le fait qu?ils (les militaires) aient voulu faire de la Conférence des forces vives un moment pour essayer de faire valoir leurs points de vue a créé des frustrations et des différences de visions. La façon dont nous voulions que la Conférence des forces vives se passe était bien loin de ce qu?ils en ont fait. Vous avez d?ailleurs entendu des réactions de certains membres du M5 sur la façon dont les choses ont été menées. Nous, notre combat était d?obliger le Président IBK à une transition politique afin que nous puissions profiter de ce laps de temps pour refonder le Mali. Refonder le Mali, cela veut dire que nous devons nous interroger de façon endogène sur notre propre histoire institutionnelle et voir quel a été le parcours de l?État postcolonial, qui, véritablement, a rendu peut-être des services, mais n?a pas pris. Aujourd?hui, il est donc bon que le peuple malien se prononce sur les questions de l?État, de la Constitution, des institutions et même de démocratie. C?est cela le sens de la refondation. Il faut que les Maliens se retrouvent, à travers des Assises nationales de la refondation, pour débattre et déboucher sur un vrai renouveau de la démocratie, du politique, du citoyen et de la gouvernance. Aujourd?hui la transition ne va pas dans ce sens. C?est pourquoi dernièrement vous avez entendu le M5 dire qu?il allait travailler à une rectification.
Êtes-vous favorable à une éventuelle prolongation de la transition ?
Tout le monde est d?accord sur l?idée de ne pas voir de prolongation. Mais il n?y a pas de refus de prolongation en soi. Il faut examiner la situation, voir quelles sont les solutions qui se présentent à nous en raison des objectifs si nous voulons atteindre un minimum et ce qu?il faut faire pour créer les conditions des plus grandes réformes dans la durée. Voilà autant de questions auxquelles il faut que les uns et les autres répondent. Nous,  nous sommes en interrogation au niveau de notre parti. Au niveau du M5, nous ne l?avons pas achevée. Ce sont pourtant des questions fondamentales.
Votre parti ne semble pas avoir beaucoup évolué ces dernières années. Pour preuve, lors des dernières législatives contestées, vous n?aviez obtenu aucun siège de député?
Nous n?avons pas présenté beaucoup de candidatures aux élections législatives de 2020 et nous n?avons pas voulu nouer certaines formes d?alliances, comme d?autres partis l?ont fait. Nous sommes allés à la bataille non seulement sur la base de quelques alliances mais avec nos valeurs, parce que les candidats des circonscriptions les portent, mais aussi avec notre éthique en la matière concernant les fraudes, les manipulations et autres pratiques. À Yanfolila, par exemple, nos 36 élus communaux sont des élus propres, qui ne sont pas mouillés dans quoi que ce soit, qui se sont présentés tels qu?ils sont avec leurs souhaits pour le pays. Nous étions aussi pour que les élections législatives ne se tiennent pas. Nous en avions demandé le report. Ce sont ces conditions dans lesquelles nous y sommes allés et nous n?avons pas obtenu d?élus.
Jugez-vous l?implantation de votre parti satisfaisante ?
Elle n?est pas satisfaisante, elle doit s?améliorer. Nous étions dans certaines parties du pays où nous avons enregistré des désistements. À d?autres endroits, nous devons y être. Par exemple en 2013, il n?y avait pas de cercle sur l?étendue du territoire où il n?y avait pas de permanences des mouvements de soutien à Modibo Sidibé. Elles ont servi de base à la mise en place du parti. Nous étions allés à l?époque aux élections législatives et nous avions obtenu 8 députés, avec des alliances sur lesquelles nous avions beaucoup discuté. D?ailleurs, après, 6 députés nous ont quittés parce que nous n?épousions pas les mêmes visions. Aujourd?hui, le parti a défini nettement un plan stratégique de développement de son implantation. Beaucoup de mouvements sont en train de se créer autour du Président que je suis et je crois que ce sont des choses qui pourront nous permettre de consolider davantage le parti et surtout de le développer à l?horizontale pour plus d?adhésions encore.
Envisagez-vous de vous retirer de la tête des Fare à l?issue de votre mandat actuel ?
Ce sont les militants qui élisent et cela se fait lors des congrès. Si le congrès reconduit X fois le même Président à la tête du parti, c?est la volonté du congrès. Maintenant, si celui-ci, pour une raison ou une autre, ne veut pas se présenter comme candidat, il a aussi le droit de ne pas le faire. Pour l?instant, il faut rappeler que les Fare n?existent en tant que parti politique que depuis avril 2013. Nous avons tenu notre premier congrès ordinaire en 2014. J?ai un mandat, mais je n?en suis qu?à mon premier. Au prochain congrès, on verra bien comment la situation se présentera par rapport au bilan que je ferai moi-même, avec la direction du parti, et ce que nous pourrons convenir de faire. Mais je crois qu?il faut sortir de ces clichés, cela ne sert à rien. Ce n?est pas une preuve de gouvernance. La gouvernance dans les partis politiques c?est autre chose. Dans le Manifeste des Fare, nous demandons qu?il y ait une libre gouvernance des partis politiques. Ce n?est pas une question de renouvellement à la tête du parti, c?est beaucoup plus profond que cela.
Une partie des Maliens croit en votre potentiel pour présider aux destinées du pays après la transition. Serez-vous candidat en 2022 ?
Permettez-moi d?abord de dire que je suis honoré si ce que vous dites est exact et que beaucoup de nos compatriotes pensent que je peux faire quelque chose pour mon pays. Maintenant, je suis membre d?un parti politique. Les déclarations de candidature obéissent à des procédures. Mais il est tout simplement clair que je ne me soustrairai à aucune responsabilité si je pense que les conditions permettent qu?avec d?autres, toute une équipe, et les Maliens, nous sortions le pays de l?impasse.
Avec du recul, estimez-vous avoir fait une erreur de jugement en adhérant au M5-RFP et en vous affichant avec certains politiques qui n?ont pas bonne presse ?
C?est vous qui dites qu?ils n?ont pas bonne presse. Pour ma part, je n?ai pas fait de calcul. Nous n?étions pas là au rassemblement du 5 juin. Nous avions juste fait une déclaration la veille de la marche. Depuis 2013 nous demandons un rassemblement des forces patriotiques, républicaines et démocratiques pour permettre au pays de sortir de la crise de façon globale. Cela a été de tout temps notre combat. Donc, si au niveau du M5 le combat c?est d?aller vers la refondation de l?État, le changement de modèle tel que nous le souhaitons, et si les toutes conditions sont réunies, il n?y a aucune raison de ne pas y aller. Il faut éviter de faire des fixations autour des personnes à des moments cruciaux. C?est la question du pays qui est en jeu. Aujourd?hui, le pronostic vital du Mali est engagé. À partir de là, il faut de la volonté pour que trouvions un minimum de consensus pour un vrai redressement de notre pays. Et après, bien entendu, nous allons voir ce qui doit être fait. Je pense que personne ne doute un seul instant que le changement du Mali amènera un changement fondamental de la politique.
Était-ce un moyen de vous rapprocher de l?imam Dicko en vue des prochaines échéances ?
J?ai beaucoup de respect pour l?Imam Dicko, je l?estime pour ce qu?il représente, mais ce n?était pas cela notre démarche. Notre démarche, c?était de venir au M5 dès lors que c?était devenu un rassemblement des forces patriotiques. Et quand nous nous sommes assuré que le caractère républicain, les valeurs politiques, démocratiques et patriotiques que nous portions n?étaient pas remises en cause dans ce rassemblement et que l?objectif était juste de nous donner la possibilité de changer, je crois que nous avons choisi d?y aller. Nous n?avons aucun regret par rapport à cela. Nous avons passé des années à être constants dans notre volonté d?agir pour le Mali, de ne pas être dans des compromissions contre ce pays.
Certains observateurs ont un temps pensé que vous pourriez être le candidat du M5 à la prochaine présidentielle, mais cette éventualité de candidature, au sein et soutenue par le M5, a été écartée par certains membres du Comité stratégique?
Chacun des membres du Comité stratégique est peut-être dans son droit de donner son point de vue individuel sur quelque chose. Mais, à ma connaissance, le Comité stratégique n?a rien écarté en tant qu?organe politique. Vous savez, la lutte du M5 comptait trois phases. C?était d?abord de permettre de sortir du régime et de mettre fin à la mauvaise spirale, ce qui a été fait le 18 août, puis d?ouvrir une transition qui permette de créer les fondamentaux pour aller vers une démocratie refondée. Et cette démocratie refondée, avec les élections qui vont la porter, il faut que le M5, en tant que force politique de changement, soit là pour la porter, pour en être garant et pour aussi remporter les législatives et s?assurer que les premiers pas du Mali Koura seront bien posés. Le Mali a besoin d?un changement et changer de modèle demande parfois du temps, mais dès le début il faut que les pas soient assurés. Le M5 a une responsabilité politique. La question de candidatures n?a pas été exclue au niveau du M5, elle est en débat.
Il semble que le M5 soit divisé aujourd?hui. Certains dénonçant la mainmise et la gestion personnelle de certains membres du Comité exécutif, Choguel Maiga et Mountaga Tall notamment. Quel est votre position à ce sujet ?
Je ne suis pas dans des questions de personnes. Le Comité stratégique est en train de se structurer depuis quelques temps. Cette structuration est en voie d?être achevée, donc les camarades du Comité stratégique choisiront de leur plein gré qui et qui doivent occuper certains postes à l?issue de la structuration. Cela va être fait simplement par rapport à la capacité de la personne, pour répondre à la mission particulière qui lui sera confiée dans cette position au sein du comité. Le reste n?a pas d?importance.
Vous portez un projet de société, « Mali Horizon 2030 », dans lequel vous insistez sur la refondation du Mali et la transition générationnelle. En quoi ce projet peut-il contribuer à redresser le pays ?
Ce projet a été pensé à un moment où très peu de gens parlaient de transition. Nous avions dit alors qu?il faut mettre le pays en transition. Le projet s?est penché sur cela. Comme c?est une transformation structurelle, il faut qu?il y ait une masse critique de Maliens qui adhère à cela. Même si j?étais élu et que j?avais la légitimité, je la remettrai en débat sur un certain nombre de questions fondamentales, pour que les Maliens disent la direction dans laquelle ils veulent aller et de quelle manière. Il faut une démocratie participative pour replacer le citoyen dans un schéma de décisions critiques, surtout quand elles vont engager le pays dans la durée, les deux ou trois générations à venir. La solidité et l?applicabilité de tout projet de gouvernance, c?est d?abord un consensus entre les Maliennes et les Maliens. C?est pour cela que pour nous tout est lié. Il faut sortir du court-termisme. Or les mandats démocratiques de 5 ans nous y enferment et nous avons besoin des projets à long terme si nous voulons vraiment poser les fondamentaux et sortir de la situation actuelle. Pour que ces projets à long terme ne butent pas sur les mandats de cinq ans, il faut qu?il y ait un consensus pour que chaque gouvernement qui viendra soit tenu de mettre en place ce que les Maliens auront décidé de faire. C?est la seule manière républicaine et démocratique de transcender les cinq ans politiques et de s?assurer que le minimum fondamental pour le Mali sera fait.
Quel est votre position par rapport à un éventuel dialogue avec les djihadistes ?
Avant la chute d?IBK j?avais très clairement demandé avec qui nous allons dialoguer, autour de quoi et pourquoi faire ? C?est la question fondamentale. Personne ne peut exclure le dialogue dans un conflit. Mais il faut que celui qui veut mener le dialogue se positionne en termes de rapports de forces dans le conflit et sache à quel moment ouvrir le dialogue, sur quoi et pour quelle finalité. S?asseoir et dire simplement : on veut  dialoguer n?est pas la bonne méthode.
Propos recueillis par Germain Kenouvi
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© Alberico Barattieri 1989-2021 eccetto ove indicato diversamente